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À retenir
- Une illustration sur mesure donne une forme visible au message de votre marque, à partir des gestes du métier et des particularités de votre entreprise.
- Une illustration liée à un texte se juge sur le passage précis que le dessin aide à comprendre.
- Une illustration adaptée à plusieurs supports conserve son sens lorsque les éléments essentiels restent lisibles jusque sur une petite étiquette.
- Une illustration propre à votre marque présente un lien explicable avec votre entreprise, même lorsque le nom est masqué.
- Un modèle prêt à l’emploi ou une image générée peuvent convenir à un habillage ponctuel, tandis que le sur-mesure répond à une demande de représentation propre au projet.
Dans cet article
- Pourquoi une illustration sur mesure apporte-t-elle plus qu’un joli dessin à votre marque ?
- Que faut-il observer dans votre activité avant de dessiner ?
- Une belle image aide-t-elle forcément à comprendre votre propos ?
- Pourquoi le travail que l’on perçoit derrière une image compte-t-il ?
- Votre illustration garde-t-elle son sens quand elle change de support ?
- Ce dessin pourrait-il aussi bien servir à votre concurrent ?
- Un modèle prêt à l’emploi ou une image générée peuvent-ils répondre à votre besoin ?
- Comment décider si une illustration sur mesure est utile à votre marque ?
Pourquoi une illustration sur mesure apporte-t-elle plus qu’un joli dessin à votre marque ?
Une illustration sur mesure donne une forme visible à ce que votre marque veut faire comprendre. Le sujet vient en premier. Dans ma pratique, je construis des identités de marque à partir de l’observation et du dessin. Avant de choisir un style, précisez ce que le dessin doit raconter de votre activité.
« Je voudrais un joli dessin » exprime une envie tout à fait légitime. Le travail sur l’identité de marque donne une direction à cette envie. Dans ce travail, le plaisir de l’image et la sensibilité du trait gardent leur place. Demandez à l’illustratrice d’expliquer ce que sa proposition exprime de votre marque.
Que faut-il observer dans votre activité avant de dessiner ?
Avant de dessiner, observez les gestes de votre métier, notamment la manière dont vous manipulez une matière ou utilisez un outil. Votre activité consiste à façonner de l’argile, par exemple ? La pression des doigts sur une paroi peut guider le choix d’une courbe et la place des mains dans l’illustration. Pour juger cette proposition, posez une première question : le dessin montre-t-il un geste que vous pratiquez réellement ?
Une belle image aide-t-elle forcément à comprendre votre propos ?
Non, la beauté d’une image ne suffit pas à rendre votre propos compréhensible. Dans leur revue de 55 expériences, Levie et Lentz (1982) concluent que les illustrations en rapport avec le texte aident les lecteurs à apprendre le contenu illustré. Les auteurs constatent en revanche que les illustrations sans rapport avec le texte n’apportent aucun gain d’apprentissage.
Cette revue porte sur l’apprentissage à partir de textes illustrés. Ses résultats ne permettent ni d’affirmer qu’une illustration éditoriale rendra automatiquement une offre commerciale plus claire, ni de chiffrer un bénéfice pour votre identité de marque. Pour des livres illustrés comme pour une page de présentation, ils suggèrent un premier critère à examiner : quel passage précis le dessin aide-t-il à comprendre ?
Placez l’image à côté du texte auquel elle est destinée et soulignez la phrase qu’elle doit éclairer, même si le dessin vous plaît déjà. Cherchez ensuite dans l’image l’élément qui correspond à cette phrase. Si le texte explique une relation entre deux personnes, par exemple, examinez comment leur position ou leur regard la rendent lisible.
Si vous ne pouvez nommer aucun lien précis, demandez une esquisse davantage centrée sur le passage souligné avant de valider les détails du dessin.
“Le travail sur l’identité de marque donne une direction à cette envie.”
Pourquoi le travail que l’on perçoit derrière une image compte-t-il ?
Le travail que l’on croit percevoir derrière une image peut augmenter sa valeur à nos yeux, comme le montrent Kruger et al. (2004) à propos de poèmes et de tableaux. Les auteurs nomment « heuristique de l’effort » cette tendance à juger une œuvre d’après le travail qu’on lui attribue, surtout lorsque sa qualité est difficile à évaluer.
Cet effort supposé peut différer du temps réellement consacré à la création. Pour examiner une illustration destinée à votre marque, demandez ce que le travail accompli apporte au projet : le nombre d’heures annoncé ne suffit pas à justifier le choix d’une proposition.
Votre illustration garde-t-elle son sens quand elle change de support ?
Le deuxième critère consiste à examiner ce qui reste visible lorsque l’espace disponible diminue, de l’enseigne à la petite étiquette. Si une relation entre deux formes porte le sens du dessin, elle doit encore se lire dans sa version réduite. Devant chaque support, demandez-vous ce que vous pouvez enlever sans changer ce que l’image raconte.
Sur la page consacrée à ma méthode, je précise que mon approche s’applique notamment aux identités de marque et aux projets multisupports. Prenons un exemple hypothétique : une enseigne comporte un personnage qui tient un objet. Vous voulez conserver ce geste sur une étiquette. Une partie du décor peut disparaître, un vêtement être simplifié, à condition que la position des mains et la place de l’objet permettent toujours de comprendre la scène sans consulter l’enseigne.
Placez une impression de l’étiquette à sa taille prévue à côté de la version destinée à l’enseigne. Notez ce qui disparaît : perdre un détail du décor ou l’objet tenu par le personnage appelle des décisions différentes. Seul le second appartient au sujet à conserver. Si cet objet devient indéchiffrable, demandez que sa forme ou sa place soit retravaillée, puis vérifiez la nouvelle version sur l’étiquette imprimée.
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Ce dessin pourrait-il aussi bien servir à votre concurrent ?
Oui, si vous pouvez remplacer votre nom par celui d’un concurrent sans que le dessin paraisse moins juste. Pour ce troisième critère, masquez le nom et cherchez ce qui rattache la proposition à votre entreprise. Un symbole de votre secteur peut convenir à plusieurs entreprises ; un détail lié à votre histoire donne un élément précis à discuter avec l’illustratrice.
Si vous ne trouvez aucun élément propre à votre marque, indiquez quelle partie du dessin pourrait être conservée telle quelle par un concurrent. Demandez une reprise à partir d’une particularité de votre entreprise que vous pouvez expliquer. Cette indication donne à l’illustratrice un point de départ plus précis que la demande de rendre l’image « plus originale ».
Lorsqu’un élément vous semble spécifique, demandez à l’illustratrice à quel aspect de votre entreprise il se rattache, au-delà de votre préférence pour une couleur ou un style. Pour départager deux propositions, retenez celle dont vous pouvez expliquer le lien avec votre marque sans vous appuyer sur le nom inscrit à côté.
Un modèle prêt à l’emploi ou une image générée peuvent-ils répondre à votre besoin ?
Oui, un modèle prêt à l’emploi ou une image générée peuvent convenir à un habillage ponctuel lorsque l’image n’a pas à porter votre identité de marque. Dans ma pratique, je recommande une banque d’images ou une image générée lorsqu’il faut occuper un emplacement le jour même avec un budget fixe et faible. Le sur-mesure répond à une demande de représentation propre à la marque.
- Écrivez d’abord à quoi servira l’image. « Habiller cette publication » permet de chercher un visuel disponible. « Définir l’univers de notre marque » engage une recherche sur ce que cet univers doit exprimer.
- Fixez votre échéance réelle. Si l’image doit être utilisée aujourd’hui, retenez cette contrainte dès le départ.
- Précisez ce que couvre le budget. Acheter une image pour un emplacement et commander une recherche visuelle pour une marque correspondent à des périmètres différents. Comparez les propositions à partir du travail demandé.
- Relisez enfin votre demande avant de choisir l’outil. Cherchez-vous quelle image utiliser ici, ou à quoi votre marque doit ressembler ? Cette question guide mon choix du langage visuel adapté au projet.
Comment décider si une illustration sur mesure est utile à votre marque ?
Pour décider, préparez notre échange à partir d’un support réel et du message que vous souhaitez faire comprendre sur ce support, formulé en une phrase. Dans mon travail d’identité de marque, je commence par clarifier l’activité et le public, puis les supports et les éléments propres à l’entreprise. Demandez-moi comment la proposition sera examinée selon les trois critères présentés dans cet article.
Questions fréquentes
Faut-il avoir choisi un style avant de contacter une illustratrice ?
Vous pouvez commencer par préciser ce que votre marque souhaite exprimer, même si vos préférences visuelles restent ouvertes. Cette intention donnera un point d’appui à la discussion sur le style.
Peut-on associer du sur-mesure et des images prêtes à l’emploi dans sa communication ?
Oui, vous pouvez réserver la recherche sur mesure aux images qui doivent représenter votre marque. Un visuel prêt à l’emploi peut répondre à un besoin ponctuel d’habillage, à condition de définir le rôle attendu de chaque image.
Comment commenter une proposition d’illustration sans connaître le vocabulaire du dessin ?
Vous pouvez indiquer ce que vous souhaitez reconnaître dans l’image et l’endroit où cette lecture vous échappe. Votre retour peut s’appuyer sur le passage à illustrer ou sur une particularité de votre entreprise, sans employer de termes techniques.
Faut-il demander davantage de détails pour obtenir une illustration de marque plus aboutie ?
Pas forcément : demandez d’abord ce que les détails apportent au propos avant d’en ajouter. Une simplification peut préserver le sujet, et l’impression de travail fourni ne suffit pas à établir l’utilité du dessin pour votre marque.
Peut-on valider une illustration de marque en la regardant seule à l’écran ?
Vous pouvez y apprécier le dessin, mais il reste à vérifier comment il accompagne le texte et comment il se lit sur le support prévu. Pour une utilisation imprimée, examinez aussi une impression au format prévu avant de valider l’adaptation.
Vous avez un livre à illustrer ou un projet éditorial ?
Nicole prend un petit nombre de projets par an. Parlez-lui du vôtre.

